| Saint Léger Les Paray | ||
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Saint Léger est né vers 616. Il est mort près de Fécamp (Pas de Calais) vers 679. Ses malheurs lui vinrent de ce qu'étant incorruptible, il crut devoir contrecarrer la politique et l'ambition d'Ebroïn, maire du palais de Neustrie. Fils d'un grand seigneur, Léger avait reçu sa formation de son oncle Dido, évêque de Poitiers. Lorsque la reine Bathilde devint veuve et régente du royaume (657), elle fit de Léger son conseiller. En 663, elle le nomma évêque d'Autun. Tant que dura la régence (657 - 669), Ebroïn fut tenu à l'écart, obligé de ronger son frein. Il prit sa revanche dès que Clotaire III, fils aîné de Bathilde, devenu majeur, monta sur le trône (669). L'évêque fut alors renvoyé dans son évêché, et la reine mise pour toujours au couvent. Childéric II succéda à son frère Clotaire mort en 673. Il rappela Léger et expédia Ebroïn à l'abbaye de Luxeuil. Childéric ne put toutefois supporter longtemps celui qui voulait l'arracher à son ivrognerie et à ses débauches. Un jour qu'il était ivre, il tenta de le tuer. Ayant repris ses esprits, il l'envoya rejoindre Ebroïn dans sa retraite. Les deux retraitants quittèrent Luxeuil quand Thierry III, le troisième fils de Bathilde, remplaça Childéric assassiné (675). Ce fut alors qu'Ebroïn assouvit sa vengeance. En août 676, il fit assiéger Autun où Léger s'était retranché. L'évêque se rendit pour éviter à son troupeau les horreurs de la faim. Après lui avoir fait arracher la langue et brûler les yeux, Ebroïn l'enferma dans un couvent de religieuses à Fécamp, près d'Arras. Puis il réunit un synode à Villeroy (Yonne) où Léger fut déclaré "prêtre indigne" et condamné à mort. On le décapita dans une forêt, non loin de Fécamp. Cependant Ebroïn ayant été assassiné quelques mois plus tard, un autre synode se tint où, cette fois, les évêques décernèrent à Léger la couronne du martyre. Saint Léger se fête le 2 octobre. |
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Choeur de l'église Saint Léger à Custines (54) classé monument historique |
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